Le capitule que l’on mange, est très fragile, il craint les premières gelées et nécessite une récolte à la main.
Encore aujourd’hui, nous le récoltons, comme nos grands-pères, avec la hotte sur le dos !



L'artichaut

Le terme "petit violet" (ou « Bouquet ») est utilisé par les bretons pour se différencier de l'artichaut violet origine provence (pourtant la même variété). Nous cultivons les variétés locale Violet du Gapeau et Violet de Provence.
Certes, plus petit que son grand frère breton, il a comme avantage de n’avoir pas ou peu de foin quand il est jeune !
Nous cultivons l’artichaut, plante vivace comme bisannuelle.

Concrètement, cela signifie que nous pouvons obtenir deux récoltes par an, au printemps (mars à mai) et en automne (septembre jusqu’au premières gelées).

Son histoire

Il serait originaire d'Afrique du Nord, d'Égypte ou d'Éthiopie. Il est régulièrement cité par les agronomes arabes, Ibn Al-'Awwâm agronome andalou du Moyen Age, décrit sa culture et sa reproduction par œilletonnage, les andalous sélectionnent des variétés à grosse tête écrit-il (art. 2 Chap. XXVIII du livre d'agriculture), ce qui montre qu'ils le consomment.

Le terme « artichaut » est apparu dans la langue française en 1530; il viendrait du lombard articiocco, déformation de l’italien carciofo, qui l’aurait emprunté à l’arabe al-harsufa.

D'abord employé comme remède, l'artichaut avait la réputation d'être aphrodisiaque et on l'interdisait souvent aux femmes !

C'est cependant la reine d'origine italienne et épouse d'Henri II, Catherine de Médicis, qui encouragea sa culture dans notre pays.